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PODCAST OUTTRIP EMOTIONS | 1# Drieu Saint Julien

PODCAST OUTTRIP EMOTIONS | 1# Drieu Saint Julien
20 novembre 2020 Camdewoods
Randonnée, Vélo de route

#1 Trek, vélo, rando aux 4 coins du monde… l’évasion comme mode de vie avec Drieu Saint Julien

Notre premier podcast Outtrip Emotions est…en ligne ! Je suis ravie d’accueillir à cette occasion Drieu, qui a énormément de choses à nous raconter.

Tu peux retrouver ce podcast sur :

Deezer

Apple Store

Podcast Addict

et ici !

 

Pour retrouver ses aventures rdv sur son compte instragram @demande_a_la_poussiere.

Et si tu veux un petit peu plus de détails et de photos sur les aventures de Drieu cet été c’est par ici :

 

Tour du mont Blanc 14/15 septembre 

J’avais dans les cartons depuis quelques temps de faire le tour du massif du mont Blanc. J’avais 2 jours de congé consécutifs et je décidais de me lancer. Dylan, un ami vidéaste était lui aussi disponible, et on se retrouvait le dimanche pour préparer le départ le lendemain, pour 2 jours de vélo pour moi, et de tournage pour lui. En voiture, nous nous rendons à Chamonix pour le début d’une boucle de 330 kms avec 8500 de d+. C’est ces données qui m’effraient un peu, ça monte sec sur peu de distance, et j’ai déjà rencontré des douleurs au tendon d’Achille lors du Ventoux. Et clairement, les montées ne sont pas mon fort, je n’ai pas vraiment la puissance nécessaire. J’irai lentement mais sûrement!

À 9h du matin, c’est le top départ pour moi, il fait frais, et j’attaque direct par un col, le soleil pointe le bout de son nez derrière une montagne et réchauffe rapidement la route, quand au col, il s’occupe de me chauffer les cuisses. Les sensations sont bonnes et je passe du côté suisse rapidement. À Martigny, j’attaque le plat de résistance de ce tour, le col du Grand Saint-Bernard, quasiment 2000m de d+ sur 30kms. C’est long, c’est dur, mais qu’est ce que c’est beau. Il est 14h30 à l’arrivée du col, c’est l’heure de reprendre des forces.

Nous sommes passés côté italien, ce sera pâtes et polente, s’en suit une descente suffisamment longue pour digérer. Le plus dur a été fait pour cette journée et on s’arrêtera à Lathuile en pleine ascension vers le col du Petit Saint Bernard. Le soir, toujours en Italie donc, ce sera pizza avant de monter les tentes vers un torrent, au calme. Le réveil est matinal, il est 7h, il fait 9 degrés, nous plions le camp, mangeons un bout, et c’est reparti à 8h30, directement dans le dur. Le 1er des 3 cols de la journée. J’enchaîne avec le Cormet de Roselend, et son lac magnifique dans la descente. La dernière grosse est preuve de la boucle est devant moi, le col des Saisies. Je le monte tranquillement sous une grosse chaleur. Juste avant le sommet, je m’arrête regonfler mes pneus. Et quelques minutes plus tard, la chambre à air arrière explose littéralement. Dylan vient me retrouver, on démonte la roue, je cherche la chambre de remplacement, ce n’est pas la bonne taille. Nous en trouverons une dans un magasin, on remonte, on gonfle, je repars, rebelote! Le pneu a déjanté. Puis éclaté. Nous avons perdu trop de temps, des impératifs nous appellent à Annecy, le périple se stoppe à 268 kms, 7400m de d+, à 66 kms du but, dont la moitié en descente. Si je suis frustré que cela vienne d’une erreur matérielle, je suis content que le corps ait tenu pour ce 1er gros test en montagne!

Et la vidéo de Dylan est magnifique! Merci à lui pour l’aide logistique!

 

Tour du mont Blanc en vélo

 

Sommet du Mont Blanc

Ça a commencé un peu par hasard, comme souvent. Un ami, qui se faisait Lyon-Chamonix en trottinette, avec pour but de faire le mont Blanc, s’arrêtait boire une bière au Woodstock…

Mon frère était dans les parages, et après avoir appris qu’il était très simple de réserver au refuge du Goûter, le point de départ de la voie normale du Mont Blanc, il me proposait de le faire. Ma réponse: si tu réserves, et bien je suis chaud.

Réservation était donc faite pour hier soir! Il faut savoir qu’en matière d’alpinisme, enfin de haute montagne, notre savoir et notre expérience sont assez limités. Qu’importe, après quelques randos, une formation express avec un ami, l’emprunt de matos à un autre, et les conseils de tous, nous étions bien dans le tramway du Mont Blanc ce mercredi matin.

Départ 6h30 d’Annecy. Le tram. Puis la montée jusqu’au refuge. Une courte nuit de 20h à 2h, heure du réveil pour attaquer l’ascension. Une ascension sans guide, juste la cordée entre frangins. A 3h10 nous sommes dehors, c’est la pleine lune, pas un nuage, je n’allumerai pas ma frontale pendant les 4h de la montée.

Si il n’y a pas de nuage, il y a du vent, et il fait froid. Ce fut dur et long.

Sommet du Mont Blanc - ascension

Au mental, à la grinta, nous irons au sommet, ou nous ne croiserons finalement pas grand monde.

Nous apprendrons plus tard par des guides que c’était une ascension difficile dû à des vents de plus de 60km/h!

L’avantage d’être inexpérimentés, c’est qu’on a pas de point de comparaison!

Bref. 2 belles journées qui nous ont laissé sur les rotules, mais heureux!

Sommet du Mont Blanc - belle photo

 

Houblon Tour

Depuis que j’ai « découvert » le vélo début juillet, tout s’enchaîne un peu rapidement, et c’est un souhait. Je saute des étapes, et c’est tant mieux. J’apprends plus vite, mais aussi plus durement. Je fais les erreurs plus tôt, ce qui me permet de rectifier le tir tout aussi vite. Après les longues distances en route, j’avais à cœur d’aller tâter les sentiers et de tester le « Gravel », cette pratique hybride entre le VTT et la route. Et c’est en me renseignant sur le Bikepacking que j’ai rencontré un véritable passionné qui allait faire s’accélérer encore un peu plus mon apprentissage des nombreuses facettes du Vélo.

Vincent est le créateur du groupe Bikepacking France qui rassemble près de 13 000 membres. Il est d’Annecy, et ce hasard m’arrange bien. Je prends contact et il est tout de suite très disponible. C’est une mine d’informations sur tous les sujets et son enthousiasme pour m’aider aller vite se conclure par un projet totalement inadapté sur le papier à mon niveau!

De fil en aiguille, il me parle d’un événement qui mélange Gravel, Bikepacking et Bières! De quoi peaufiner ma connaissance sur au moins 2 sujets, le dernier n’ayant pas besoin d’être plus approfondi, me semble-t-il. Seul hic, c’est sur invitation et ça rassemble pas mal de graveleux aguerris. Mais chance, il y a eu des désistements et je suis le bienvenu! Petit souci, je n’ai pas de vélo adapté…chance encore, Vincent à un vélo en rab et nous faisons la même taille.

Ce sera direction l’Aubrac pour 3 jours le week-end du 1er août! Nous arrivons à 21h à La Canourgue, pour la Pasta party de bienvenue, il fait sombre, nous saluons l’organisateur et rencontrons quelques participants à notre table…il faudra attendre le lendemain pour voir toutes les têtes!

Le lendemain c’est le départ après un petit déjeuner léger, mais calorique! Et surprise, ça attaque raide, très raide! Nous grimpons pendant 30 kilomètres…des côtes à 15%, et déjà la chaleur. Elle ne nous quittera plus. Chacun roule à son rythme, je trouve le mien. Ce sera lentement mais sûrement. Il faut se ravitailler régulièrement en eau. J’ai prévu le stock de bouffe pour tenir 10h sur la selle, je ne m’arrête pas pour manger, mais prends le temps de déguster une glace et boire un coca avec un des participants. C’est seulement la mi-parcours, et ça fait 6h que je roule…Le parcours est peu roulant, il y a des pierres, des passages impraticables…je découvre le Gravel d’une drôle de manière. Qu’importe, j’irai au bout. Sur la fin je retrouve Edouard et nous roulons tranquillement une vingtaine de kilomètres. C’est long, ça a été dur, mais à l’arrivée, même si la brasserie est fermée, une bière m’attend. Les jambes et le mental ont tenu, l’arrière-train beaucoup moins. Cette nouvelle selle couplée au relief accidenté m’a brulé sévèrement…

Ce sera repos forcé…mais quelle aventure! Jai pu découvrir une belle communauté et j’ai appris beaucoup en très peu de temps!

 

 360kms d’Annecy au Mont Ventoux (et un peu de bonus après) 5500 d+

A la base j’avais prévu un tour du mont Blanc en Vélo, mais la météo a rendu cet itinéraire peu judicieux. Puis on m’a parlé d’un bled dans le sud et il se trouve que c’était près du mont Ventoux, bien connu dans le monde du cyclisme pour être une redoutable étape du tour de France. Et vu que je suis un peu con je me dis que ce serait marrant d’y aller et de finir en beauté au sommet!

Ça c’était le mardi matin…et je décidais de partir dans la nuit, à 0h30. Le temps de préparer le nécessaire: matériel de camping, affaires de rechange, nourriture et vélo. Un plat de pâtes, une sieste d’une heure à 22h30 et me voilà sur la route. Après l’expérience barcelonaise en duo, je suis cette fois seul. Et donc responsable de mon itinéraire.

Parti de nuit, je reprends plus ou moins la même direction que pour Barcelone, puis je bifurque vers Grenoble. Je longe l’Isère pendant un bout de temps sur une piste cyclable boisée. Un vrai régal! La musique, le calme, personne…je suis à ma place!

Puis le jour se lève sur le Vercors. J’enchaîne les montagnes, les petits chemins et les villages d’un autre temps. Mais avec la nuit finie, c’est le soleil qui fait son apparition…ce sera un vrai problème pour la suite. 34 degrés! Quasiment jamais d’ombre, je souffre. Je multiplie les stop pour m’hydrater et redescendre en température. Je perds du temps mais qu’importe, il me parait difficile de faire autrement.

J’avance sous ce soleil de plomb jusqu’à apercevoir le Géant de Provence. Massif. Long. Après 270 kilomètres sans dormir, me voila au pied du Ventoux. Ce qui m’attend: 21 kilomètres de montée avec des pentes allant jusqu’à 12%…

Je suis chargé, le vélo pèse lourd, et le thermomètre n’a pas baissé! J’attaque vers 16h.

Ce sera l’enfer. Les 3/4 du temps en danseuse, je progresse au pas. Je m’arrêterais par 2 fois. Une à l’ombre, après un passage si raide qu’il m’était impossible de lâcher une main du guidon pendant 30 minutes, une autre dans un troquet à 1h du sommet pour boire un coca et un Perrier.

Pendant cette montée je suis passé par tous les états: je suis parti confiant, j’ai dû me motiver en parlant à voix haute, j’ai failli craquer et arrêter, j’ai été submergé par des émotions que jamais je n’aurai penser trouver dans un moment pareil…Puis je suis arrivé au Sommet, les yeux embués: A la même époque l’année dernière j’étais dans un sale état: malade, mon corps méconnaissable, j’étais au fond du seau…alors ce genre de défis à la con, qui paraissent absurdes, quand on va au bout, ils font sens et ils font se sentir vivant.

C’est une sorte de revanche et ça fait du bien.

Alors voilà, je continuerai. Peu importe le sport, la pratique, le défi. Car sinon, que vais je faire de mieux?

PS: après le ventoux je suis reparti en vélo, ce qui n’était pas prévu, et je me suis fait un col direct. Ça a tiré sur le tendon d’Achille et j’ai préféré arrêté après 60 kms. Ça devrait aller mieux rapidement.

Itinéraire Annecy au sommet Mont Ventoux

 

Annecy->Barcelone

Je l’ai fait. Ce qui paraissait inimaginable il y a 2 jours, s’est réalisé.

726 kms sur une plage horaire de 50h!

Quasiment 30 heures sur le vélo, 4350 mètres de dénivelé!

Une arrivée à Barcelone à minuit pile! Quelle aventure!

Je pensais qu’arriver à Valence serait déjà un accomplissement, finalement je suis allé au bout!

Grâce à Cyril qui y a cru, qui m’a aidé à bien me préparer: l’équipement, la nourriture et le mental! Le physique a juste suivi.

Avant cet été, je n’avais fait que 6 sorties vélo pour 280 kms! L’été dernier j’étais malade et je n’avais rien pu faire, alors quelle revanche!

Je n’ai jamais douté de mes jambes une fois lancé, alors que c’était la grande inconnue. La fatigue, finalement, après une nuit blanche, s’est ressentie le soir suivant vers 22h. On s’est donc arrêté à Béziers pour mieux repartir! 450kms le premier jour, un peu moins de 300 le 2eme!

C’est les fesses qui flancheront en premier, et qui vont m’obliger à faire les 130 derniers kilomètres à moitié en danseuse! Chaque petite pente j’étais debout!

Mais quelles sensations quand les lumières de Barcelone sont apparues!

L’arrivée! Après 2 jours dont je me souviendrai longtemps!

Merci à Cyril de m’avoir embarqué là dedans, j’ai repoussé beaucoup de limites pendant ce périple…

What’s next now?

Itinéraire vélo Annecy à Barcelone

 

 

 

 

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